Foresterie
Le travail de la FAO dans le domaine forestier vise à équilibrer les objectifs sociaux, économiques et environnementaux en faveur de la gestion durable des ressources forestières. Pour ce faire, il faut une collaboration active avec des partenaires forts : Au cours des 50 dernières années, des liens très solides ont été établis en matière de technologie, gestion et formation forestières, l’accent étant mis notamment sur l’emploi, la sécurité et la santé, ainsi que la formation des travailleurs forestiers. Des équipes de spécialistes ont été formées et se sont occupées des incendies de forêts, de la parité hommes-femmes en foresterie, des contrats forestiers et d’autres questions pertinentes.
Mis à part d’autres activités conjointes auxquelles ont participé la FAO et l’OIT, le Comité mixte FAO/CEE/OIT de la technologie, de la gestion et de la formation forestières (1954-2004) a relié étroitement, pendant plus de 50 ans, les deux organisations à la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CENUE) (en anglais) située à Genève. Lorsque la FAO rédigeait son Code modèle des pratiques d’exploitation forestière, son Code des pratiques d’exploitation forestière pour l’Asie et le Pacifique (en anglais), son Code régional d’exploitation forestière à faible impact dans les forêts denses tropicales humides d’Afrique centrale et de l’Ouest, les experts de l’OIT ont fourni des suggestions exhaustives pour les chapitres sur la main-d’œuvre engagée dans l’exploitation forestière, y compris l’emploi, les compétences et la formation du personnel, l’implantation, la construction et l’hygiène des installations du camp et les mesures de sécurité. Plusieurs sections des trois publications citées ci-dessus s’occupent de questions liées au travail :
- Code modèle : chapitre 9 « Personnel participant aux opérations d’exploitation forestière »
- Code pour l’Asie et le Pacifique : chapitres 10 « Hygiène du camp » et 11 « Sécurité »
- Code africain : paragraphes 5.1.3 « Sécurité de l’abattage », 8 « Implantation, construction et hygiène des bases-vie », 9 « Emploi, qualification et formation du personnel », 10 « Mesures de sécurité ».
Après la publication du Code de sécurité et santé dans le travail forestier de l’OIT (Genève 1998), qui formule 700 différents recommandations et règlements détaillés pour la sécurité et l’hygiène professionnelle, ces règlements de sécurité sont devenus obligatoires pour tous les États membres de l’OIT. La mesure dans laquelle ces États membres ont déjà incorporé ces règlements dans leur législation nationale dépend de nombreux facteurs. La plupart des pays de l’OCDE ont une longue tradition de règlements et lois sur la sécurité et la santé, alors que les pays en développement pourraient avoir des lois adéquates mais manquent de la capacité nécessaire pour les appliquer. Il a été demandé aux experts forestiers de la FAO de fournir des suggestions exhaustives et ils ont également participé au processus de révision du Code de sécurité.
Une autre question qui a été traitée dans le cadre de la collaboration entre la FAO et l’OIT est le manuel sur l’utilisation des scies à chaîne dans les forêts tropicales, manuel qui explique les principales techniques de travail, les outils à utiliser et les règlements de sécurité à observer en travaillant dans des conditions difficiles et dangereuses en forêt. Bien qu’il ait été publié il y a deux décennies, les normes qu’il contient sont encore valables.
Plus de 16 différents réunions internationales, ateliers et cours de formation dans les domaines de la formation professionnelle, de l’ergonomie appliquée et d’autres aspects sociaux de la foresterie se sont tenus au cours des 20 dernières années, notamment les suivants : Formation des travailleurs forestiers professionnels (Finlande), Avenir de la main-d’œuvre forestière (E-U.A.), Vêtements et matériel de sécurité en foresterie (Finlande), Sécurité et santé sont réalisables en foresterie (Suisse), Formation forestière pour de groupes ciblés difficiles à atteindre (France) et Rôle de la femme dans le secteur forestier en Europe et Amérique du Nord (Portugal).
La collaboration la plus récente entre la FAO et l’OIT a concerné le travail de l’équipe de spécialistes sur les bonnes pratiques d’établissement de contrats forestiers, qui prépare les directives concernant les entrepreneurs forestiers et la parité hommes-femmes en foresterie, et qui examine les aspects de la foresterie relatifs aux sexes.
Pour soutenir les domaines d’action définis par la Lettre d’entente FAO/OIT, le Département des forêts de la FAO continuera à aider à améliorer les moyens d’existence ruraux des communautés qui dépendent da la forêt par la formation des travailleurs forestiers et des activités de sensibilisation à leurs conditions de santé et de sécurité vulnérables, à l’ergonomie, à l’évaluation de l’efficacité, au travail décent et aux techniques de travail appropriées.
Contacts
Centre de liaison de la FAO: Joachim Lorbach, FOIP (Joachim.Lorbach@fao.org)
Centre de liaison de l’OIT: Mr. Edmundo Werna, SECTOR (werna@ilo.org)



