HIV/SIDA
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), estime que 33,2 millions de personnes vivent avec le VIH et que 2,1 millions d’individus ont été victimes du sida en 2007 (Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2007). La grande majorité des personnes vivant avec le VIH sont des femmes et des hommes se consacrant à une activité productive quelle qu’elle, et le VIH/sida a des conséquences à long terme sur la disponibilité de main-d’œuvre, la productivité, la croissance économique et le transfert de compétences à la prochaine génération (BIT, Le VIH/sida et le monde du travail : estimations mondiales de son impact et mesures adoptées pour y faire face - 2004). La sécurité alimentaire fait l’objet d’une préoccupation particulière car la majorité écrasante des personnes touchées provient de pays en développement et, dans une large mesure, participe à l’économie rurale informelle. D’après les estimations de la FAO, entre 1985 et 2000, dans les 25 pays les plus touchés d’Afrique, sept millions de travailleurs agricoles ont été victimes du sida et 16 millions sont susceptibles de l’être au cours des 20 prochaines années. Dans les 12 pays les plus affectés d’Afrique, les pertes de main-d’œuvre agricole s’établissent entre 10 et 26 pour cent. Il est attendu que la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe et le Mozambique perdront plus de 20 pour cent de cette main-d’œuvre d’ici 2020.
Bien que 80 pour cent des personnes vivant dans les pays les plus touchés dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, la réponse à l’épidémie a démarré tardivement dans ce secteur. Il est donc impératif et urgent de prendre en considération le secteur agricole dans les efforts nationaux et internationaux visant à assurer l’accès universel à la prévention du VIH, la prise en charge et le soutien, et le traitement. Des actions concertées doivent être mises en oeuvre pour aider le secteur agricole à améliorer la teneur et la prestation de ses services, ainsi que le transfert des connaissances agricoles. Ces actions viseront aussi à promouvoir les technologies agricoles adaptées aux compétences et aux aptitudes effectives de la main-d’œuvre.
La FAO et l’OIT ont collaboré pour sensibiliser l’opinion publique au problème du VIH/sida aux niveaux local et national, s’adressant aux gouvernements, aux syndicats, aux employeurs, aux travailleurs agricoles et à d’autres parties prenantes. C’est ainsi qu’en République de Moldova, l’équipe commune des Nations Unies sur le sida, à laquelle participent l’OIT et la FAO, aident les autorités nationales chargées du sida à mettre en œuvre des initiatives, et à y remédier, ainsi qu’à relier les mécanismes mondiaux de résolution de problèmes aux services régionaux d’assistance technique. La FAO et d’autres institutions du système des Nations Unies s’inspirent du Recueil de directives pratiques du BIT sur le VIH/sida et le monde du travail pour assurer la protection des droits des travailleurs dans tous les secteurs et la promotion de programmes intégrés et de politiques sur les lieux de travail.
En 2005 la FAO, l’OIT et d’autres parties prenantes ont travaillé en partenariat dans le cadre d’un projet multinational de recherche en Afrique occidentale et centrale. Le projet, intitulé « Évaluation de l’impact d’une intervention nutritionnelle au titre d’un vaste programme (INIPSA) de traitement antirétroviral (ARV)», visait à documenter l’impact des interventions nutritionnelles sur le traitement du VIH, y compris la capacité des personnes sous traitement de reprendre le travail.
Contacts
Centre de liaison de la FAO: Gabriel Rugalema, ESWD (gabriel.rugalema@fao.org)


